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La rémunération de l’avocat : trop cher ?

La rémunération de l’avocat : trop cher ?

Membre d’une profession libérale, l’avocat ne tire ses revenus que des honoraires versés par ses clients. Ne croyez pas que les honoraires versés lui reviennent en totalité :

Comme pour toute entreprise, les frais généraux liés à son activité et à son cabinet constituent plus de 50 % des honoraires versés : bail professionnel et charges, matériel informatique, documentation professionnelle, assurance professionnelle obligatoire, cotisation à l’Ordre, charges sociales (urssaf, retraite, sécurité sociale, etc..), TVA (20 %).

Après déduction de toutes les charges et impôts, le bénéfice net correspond environ à 30 ou 40% des honoraires versés : la rémunération réelle de l’avocat est loin d’être aussi avantageuse que le laisse supposer son coût pour le justiciable.

Cela pose une question sensible : l’accès de tous au droit, c’est à dire l’égalité devant la loi, est une exigence constitutionnelle et ne peut donc rester un mythe au pays des droits de l’Homme. Il appartient bien à l’Etat d’en garantir l’effectivité, en permettant aux avocats d’exercer cette mission de service public dans des conditions dignes et équitables. C’est tout l’enjeu du combat mené par les avocats pour sauvegarder leurs conditions d’exercice, dans l’intérêt des justiciables, qu’ils soient ou non bénéficiaires de l’aide juridictionnelle.

 

L’indépendance du parquet en question

C’était le thème d’un colloque organisé le 5 Avril 2013 par le SAF Bordeaux avec la participation de l’Ordre, de l’Université et du monde judiciaire.

Question maintes fois posée faute de réponse définitive, l’indépendance est une notion dynamique qui s’apprécie et se réévalue en fonction de l’évolution des pouvoirs dont le Parquet voulait s’abstraire : cette indépendance ne saurait être définitivement acquise car toujours en mouvement.

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